L’ANGDM rend hommage aux victimes des catastrophes minières de 1965 et 1970

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À quelques jours d’intervalle, le Nord-Pas-de-Calais a rendu un hommage aux victimes de deux catastrophes minières qui ont profondément marqué son histoire. Deux cérémonies pour un même devoir : ne jamais oublier.

 

Avion : 61 ans après le coup de grisou de la fosse 7

Le 2 février 1965, à 00h30, la fosse 7 d’Avion a été frappée par un violent coup de grisou dans la veine Marthe, à plus de 700 mètres sous terre. 21 mineurs, âgés de 18 à 49 ans, y ont laissé leur vie, et leur disparition a fait 41 orphelins.

Soixante-et-un ans plus tard, presque jour pour jour, la ville d’Avion a perpétué leur souvenir. Le 2 février 2026, une cérémonie émouvante s’est tenue au monument du square Foulon, en présence des autorités locales et des habitants. Catherine Griboval-Warneys, déléguée territoriale Nord, a déposé une gerbe en hommage aux victimes.

Un moment particulièrement poignant a marqué la commémoration : 32 élèves de CE2 et CM1 de l’école Cadras, accompagnés de leurs enseignants, ont interprété « Les Corons » de Pierre Bachelet. Cette chanson, symbole de fierté et de solidarité ouvrière, a résonné comme un hommage à la mémoire des «gueules noires» et à leur héritage.

Fouquières-lès-Lens : 56 ans après l’explosion de la fosse 6

Deux jours plus tard, c’est à Fouquières-lès-Lens que les hommages se sont poursuivis, pour commémorer une autre tragédie minière. Le 4 février 1970, une explosion de grisou a ravagé la fosse n°6, en faisant 16 morts et 36 orphelins.

Le 4 février 2026, une cérémonie solennelle a eu lieu devant le monument aux victimes. Après une minute de silence, les participants ont pu se rendre au cimetière de la commune pour fleurir les tombes de deux victimes.

Comme à Avion, Catherine Griboval-Warneys a déposé une gerbe au nom de l’ANGDM, aux côtés notamment de Madame Pauvros (directrice générale adjointe de Maisons & Cités) et de Monsieur Kucheida (président de l’Association des communes minières de France).

 

Deux dates, une même douleur, un même devoir de mémoire. Ces commémorations rappellent l’héroïsme des mineurs et l’importance de transmettre leur histoire aux nouvelles générations.