Lens, the place to be ! Quand le New York Times propose à ses lecteurs de passer « une journée idéale »
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Le New York Times a désigné dans son édition papier et numérique la cité minière comme une « excursion parfaite à une heure de Paris », zappant les traditionnels Giverny ou Fontainebleau. Preuve que les terrils ou les frites n’ont rien à envier aux nymphéas de Monet.
La correspondante «culture» du New York Times à Paris joue les guides touristiques
La journaliste Elaine Sciolino[1], a arpenté la ville de Lens en mode incognito en automne dernier avant d’en faire l’éloge dans le média le plus lu de la planète. Entre le Louvre-Lens, les terrils transformés en réserves naturelles et les frites à 4€ le kilo, Lens a tout pour plaire… même aux touristes américains qui ne jurent que par la Tour Eiffel.
Quelles sont les activités proposées pour ce city trip d’un jour ?
La journaliste américaine commence sa visite par la gare. Elle a été sensible à sa structure qu’elle qualifie de « joyau de l’architecture art déco ». A 25 minutes de là, elle découvre le Louvre-Lens. Son emplacement sur l’ancien carreau de mine, son design et l’agencement des salles du musée avec la galerie du temps en accès gratuit et les expositions temporaires constituent pour elle un « laboratoire » avant-gardiste des musées d’art du futur. Gratuité d’une partie du musée, facilité d’accès et absence de file d’attente à l’entrée sont les avantages qui distinguent le Louvre-Lens du site parisien.
Elle décrit ensuite sa pause nature au sommet des terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle offrant une vue à 360° sur les paysages de la région. Ce spot propice à la méditation est aussi un emplacement idéal pour les passionnés d’ornithologie. Elaine Sciolino invite les courageux à bien s’équiper avant de gravir les terrils : chaussures de randonnées, coupe-vent, bouteilles d’eau et aussi paire de jumelles. Elle évoque évidemment le stade Bollaert mais aussi des lieux de mémoire de la Première Guerre Mondiale : le mémorial de Vimy, le cimetière de Notre-Dame-de-Lorette.
Avant de repartir, elle invite les visiteurs d’un jour à tester la bière locale ch’tie et les fameuses french fries de la Loco «les meilleures du monde» à déguster sur place ou à emporter.
Elaine Sciolino, vous a-t-elle convaincus ? Prêt à troquer votre prochain city trip parisien contre une virée à Lens ?
Une heure de TGV, zéro stress, 100% dépaysement, une cuisine qui assume ses racines (et ses calories !). Entre l’art, l’histoire, le sport et la gastronomie, la ville a tout pour devenir la nouvelle destination des voyageurs en quête d’authenticité.
Et si jamais vous croisez un touriste étranger égaré devant un terril, dites-lui : «Welcome to Lens, the place to be ! et surtout, ne partez pas sans goûter le maroilles !»
Elaine Sciolino, correspondante du New York Times
[1] Elaine Sciolino, correspondante du New York Times à Paris, est l'auteure de Adventures in the Louvre: How to Fall in Love With the World’s Greatest Museum , 1er avril 2025, W. W. Norton & Company, 384 pages. (Traduction du titre en français: "Aventures au Louvre : Comment tomber amoureux du plus grand musée du monde").







Article du Times en intégralité
Retrouver l'article d'Elaine Sciolino en version numérique intégrale.
La Voix du Nord, relais de ce «flatteur coup de projecteur» :
Le quotidien régional a relayé l’information dans son édition numérique du 18 octobre 2025 : Lens, la suggestion du « New York Times » pour une « journée parfaite à une heure de Paris »
Glossaire et repères historiques :
- Terril : Un terril, un terri ou une halde est une colline artificielle formée par accumulation de résidus miniers produits par l’exploitation minière.
- Gare de Lens : La gare ressemble à une locomotive à vapeur, avec sa tour haute de 23 mètres pouvant représenter la cheminée. Lors de la construction de la gare, son architecte Urbain Cassan a dû tenir compte du risque important d’affaissements de terrain liés à l’extraction minière. À l’intérieur, les éléments décoratifs sont les mosaïques d’inspiration cubiste, représentant notamment la mine réalisées par Auguste Labouret.
- Louvre-Lens : Le musée est construit sur le site de l’ancienne fosse n°9 des mines de Lens. Il s’agit d’un établissement autonome, lié au musée du Louvre parisien par une convention scientifique et culturelle. Il est inauguré le 4 décembre 2012, jour de la Sainte-Barbe. Le musée est un des symboles de la reconversion du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. En 2019, une rétrospective de la peinture polonaise du 19e siècle commémorait le centenaire de la signature de la convention entre la France et la Pologne « relative à l’émigration et à l’immigration », laquelle a permis l’arrivée de centaines de milliers de mineurs Polonais dans cette région. Près de 200 retraités mineurs de l’ANGDM ont assisté à une visite animée par un médiateur culturel.
- Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais : est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité depuis le 30 juin 2012.
- Le Mémorial national du Canada à Vimy : il honore la mémoire des soldats canadiens morts en France pendant la Première Guerre mondiale. Leurs noms sont inscrits sur le mémorial même.
- La nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette : est un cimetière militaire et mémorial français situé sur la colline éponyme. Elle commémore les milliers de combattants. Le site comprend le cimetière, la basilique, la tour-lanterne et le musée. D’une superficie de 25 hectares, c’est la plus grande nécropole militaire française.
- Le stade Bollaert-Delelis : est le principal stade de football de Lens, la résidence du Racing Club de Lens depuis 1933.
- La Loco-Bar : Situé sur la place de la gare de Lens, il est devenu le repaire des supporters des sang et or du RCL. Vous pouvez déguster sa spécialité, des frites ch’ties dans une déco industrielle.
